Jean-Baptiste Favory

Compositeur du son


Pour ma part, je souhaite jouer avec la perception du son comme d’un instrument permettant de s’affranchir des règles musicales, sans pour autant les nier tout à fait (leur oblitération reviendrait à leur donner beaucoup d’importance…).

L’accent est mis sur les formes musicales employées, le placement des sons dans le temps musical : Trouver de nouvelles formes de composition est le leitmotiv qui réunit dans le temps d’écoute, l’aspect faussement éclectique de mes œuvres.

Je n’utilise que mes propres sons, en élaborant pour chaque projet une signature acoustique appropriée. Il n’est jamais question d’illustration mais plutôt d’un écrin, un décor sonore où les sons deviennent les personnages vivants d’une dramaturgie fantasmée.

Je propose une plongée dans l’intimité du son, en constante recherche d’un effacement des frontières entre le temps musical et le rythme naturel des sons concrets.

Je tente la création d’hybrides sonores en mouvements, susceptibles de modifier notre état de conscience.


Né à Paris en 1967, c’est avec le rock et la pop que j’ai commencé la musique comme Claviériste pour des groupes amateurs des années 80. C’est aussi à cette époque que je découvre les musiques expérimentales.

A 19 ans, j’anime une émission de radio libre : Une activité que je continuerai jusqu’à aujourd’hui (sur les ondes nationales dans les années 90 avec la production de plusieurs Ateliers de Création Radiophoniques sur France-Culture) et tous les mois depuis 12 ans pour l’émission musicale Epsilonia sur Radio Libertaire.

En 1992 je forme le groupe Cowboy Jean avec le vidéaste Pierre Jacob Colling où notre chanteur virtuel était vidéo-projeté sur scène avec nous, en grandeur nature. Il y eut des Concerts en France (notamment à la Flèche d’or à Paris), puis au Mexique en 1997, où nous obtiendrons une résidence d’un mois et demie pour une création Musique concrète & Vidéo plus ambitieuse avec des interventions à la télévision et en radio.

Depuis 1997, je reviens au Mexique pour y jouer avec Los Lichis, des plasticiens/musiciens avec lesquels nous jouons en concert du free-rock improvisé (Un CD à été édité chez Universal).

En 1995, je réalise le premier habillage sonore pour l’internet on line alors naissant en France : Une cinquantaine de jingles et virgules sonores pour Infonie (société Infogramme). J’ai par la suite, et jusqu’à aujourd’hui continué à composer des génériques et des musiques de documentaire pour la télévision (série Empreintes sur la cinquième), ainsi que pour le théâtre : Pour la comédie Française en 2013 (La fleur à la bouche, mise en scène de Louis Arene) et avec Marcel Bluwal (A la porte créé en 2007 à Paris, au Théâtre de l’oeuvre) ainsi que pour plusieurs autres créations.

En 1996, j’ai obtenu mon diplôme en composition électroacoustique au conservatoire de Boulogne Billancourt et en 1999 je suis le cursus de composition d’une durée d’un an aux Ateliers UPIC de Iannis Xenakis avec Jean-Claude Risset, Julio Estrada, Harry Halbreicht et Gérard Pape comme professeurs. A la même époque, je travaille comme assistant musical des compositeurs Luc Ferrari et Gavin Bryars dans les studios de La muse en circuit. Par la suite, Je travaillerai aussi comme assistant (pour Paul Méfano entre autre) aux Ateliers UPIC de 2006 à 2008.

Depuis 2007, je suis membre du CLSI (Cercle pour la Libération du Son et de l’Image) ; un collectif de 8 compositeurs qui interprètent des partitions graphiques avec des instruments électroniques. Le groupe est dirigé par Paul Méfano et nous joueront la pièce Prozession au festival Stockhausen de Kürten en 2009. C’est aussi Paul Méfano qui dirigera la même année ma pièce UNISONO I : Une partition pour 8 synthétiseurs virtuels joués en direct qui fera l’objet d’une parution CD pour l’été 2012.

Deuxième retour au rock (psychédélique cette fois...) en 2007 avec le groupe Spirit of the matter, où je joue de l’harmonium et du synthétiseur. Le label Musea distribue en 2009 notre premier album : Zuble Land.

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Cowboy-Jean, une (ava)star is born

Cowboy-jean, en concert.

Galerie BF15

(haut) Au mur, photographies des Lichis.
(bas) Carton d’invitation de l’exposition.

La bande desseins

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Partition-bande interprêtée par les PHONOGENISTES au Studio-théâtre d’Alforville en 2000.
Trois instrumentistes voient défiler devant eux une étroite bande en papier de vingt mètres de long : Une partition graphique qui leur donnera des indications musicales de type symbolique : Formes, Textures, Gestes.
Le compositeur qui manipule les rouleaux se réserve le droit d’accélérer, ralentir, d’inverser et de stopper le défilement de la bande. C’est l’idée d’un magnétophone vivant -à trois têtes- qui interpréterait les sons inscrits sur la bande de manière inédite à chaque lecture. Cette partition peut être jouée par n’importe quel instrument.

D45a

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Improvisation studio par le groupe DOCUMENTS, en 2003.
Guitare : André Ménard
Batterie : Bruno fernandes
Basse : David Buxton
Synthés et flûtes : J.B Favory